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Retour sur 2015 par J.Schmittbuhl

Retour sur 2015

Jean Schmittbuhl, Directeur du LabEx G-EAU-THERMIE PROFONDE
(Publié dans le Rapport d’activité 2015)

L’année 2015 aura été marquée pour le Laboratoire d’Excellence G-eau-thermie Profonde par une série d’événements majeurs qui ont bien montré toute la pertinence et le potentiel du projet.

L’évaluation à mi-parcours par un comité international piloté par l’ANR a été un premier temps fort de l’année. Dans son rapport, le comité a bien identifié que malgré la dimension limitée du projet, plusieurs avancées importantes concernant à la fois des aspects fondamentaux et appliqués de la géothermie profonde dans le Rhin Supérieur ont été réalisées au cours des derniers mois. Il a relevé la spécificité de la démarche cherchant à associer au plus près recherche fondamentale et applications industrielles dans le cadre d’un centre de recherche régional de premier plan. C’est bien l’objectif de la chaire industrielle de géothermie profonde créée en 2014 qui est ainsi reconnu. Cette chaire qui héberge l’ensemble des actions du Labex, a vu également son activité fortement s’amplifier cette année avec plusieurs succès : le projet EGS Alsace soutenu par l’ADEME, le projet ANR CANTARE en association avec le BRGM, la participation aux projets européens EPOS IP-AH piloté par PAS (Varsovie) et DESTRESS piloté par le GFZ (Potsdam). Ainsi le périmètre du Labex s’élargit sensiblement grâce à un fort effet de levier obtenu à partir des Investissements d’Avenir et de l’engagement initial du groupe ES. Tout ce développement permet un accroissement important des moyens disponibles pour les équipes participantes au projet en multipliant par près de trois le budget annuel du projet depuis sa création.

Le deuxième point fort de cette année est le changement de structuration du projet avec la mise en place de neuf groupes de travail Labex clairement identifiés autour de savoir-faire méthodologiques spécifiques : sismologie, géodésie, magnéto-téllurie et gravimétrie (méthodes potentielles), physique des roches, hydro-géochimie, géologie, sciences sociales, centre de données, formation. Chacun de ces groupes est coordonné à la fois par un responsable à l’Université et un correspondant à ES-Géothermie afin d’assurer à la fois une animation scientifique forte, une coordination des moyens financiers, un lien efficace académie/industrie et un suivi des opérations de prestations de service. Ces groupes deviennent donc les cellules actives du projet qui permettront de renforcer les actions collectives et finaliser les nombreuses publications en cours de préparation. A noter la nouvelle participation, cette année, du groupe de Philippe Chavot autour d’un projet original de science sociale : le projet ORA-GEO soutenu par l’incubateur à projets du Labex. En complément de cette évolution de l’organisation des 91 personnes participant au projet, la gouvernance opérationnelle a pu également bénéficier du recrutement d’un nouveau professeur à l’EOST, Jean-François Girard, qui a intégré l’équipe de direction et fournit un appui sensible pour la coordination des nouveaux projets.

Troisième élément important dans le bilan de l’année 2015, le développement des actions de valorisation. Au niveau académique, l’EGW 2015 à Strasbourg cet automne a été un grand succès avec plus de 100 participants venus du monde entier. Pour le volet industriel, le montant des prestations de service en lien avec les projets de géothermie profonde régionaux a été multiplié par deux par rapport à l’année précédente. Le consortium COGEOS est devenu l’outil central pour ces actions commerciales. Le suivi géophysique du site d’ECOGI est à présent bien établi. Le partenariat avec le GEIE se développe en lien avec l’évolution du site qui se reconstruit. La convention de surveillance sismologique et géodésique des trois dernières années a pu être finalisée. D’autres projets de R&D en gravimétrie par exemple ou concernant les capteurs sismologiques en puits sont en cours. Sur le périmètre de l’Eurométropole, 2015 restera une année clé avec les quatre enquêtes publiques simultanées pendant l’été concernant les projets du Port aux Pétroles, d’Illkirch, d’Eckbolsheim, de Mittelhausbergen puis celle de cet automne du projet de Vendenheim. Le Labex a été sollicité dans les réunions publiques de concertation associées (SPPPI, Eurométropole). Des actions du COGEOS autour de l’initiation du projet d’Illkirch ont été menées en particulier concernant la surveillance sismologique.

Le Labex G-eau-thermie profonde peut donc se prévaloir à mi-parcours, en cette année 2015, d’une croissance très forte qu’il faudra à présent consolider dans la durée, en particulier grâce au cadre pérenne que constitue la chaire industrielle de géothermie profonde. Un grand merci à tous les acteurs du projet pour tous ces succès.

15 janvier 2016