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Maximilien Lehujeur, étudiant en Thèse

ITW

Maximilien Lehujeur
Etudiant en Thèse

Quel est l’objet de votre thèse ?

Mon travail de thèse porte sur l’application d’une nouvelle méthode qui émerge en sismologie : la « corrélation de bruit ». Elle permet d’observer les structures du sous-sol à l’aide du « bruit de fond sismologique » c’est à dire des vibrations naturelles du sol que l’on enregistre en permanence. La méthode existe depuis une quinzaine d’années et a beaucoup de succès en sismologie car elle est très simple à mettre en œuvre et relativement peu coûteuse.
Un premier objectif de ma thèse est d’utiliser cette méthode pour cartographier la vitesse de propagation des ondes sismologiques dans la région de Soultz-sous-Forêts et Rittershoffen. Cela permettrait de mieux comprendre la configuration des réservoirs géothermiques et aiderait à localiser les micro-séismes qui peuvent se produire en lien avec l’activité géothermique.
Plus récemment, des chercheurs ont montré que le bruit de fond pouvait également être utilisé pour observer d’infimes perturbations des propriétés du milieu. Le second objectif de ma thèse est de déterminer si les injections et pompages peuvent générer de telles perturbations et si nous serons en mesure de les observer à l’aide du bruit.

Selon vous, quel est le plus d’une thèse au sein d’un projet comme le labEx ?

J’apprécie de travailler dans un projet qui associe les milieux académique et industriel ; C’est une occasion qui permet de monter des projets ambitieux. Par exemple, cet été j’ai pu participer au projet EstOf-250 qui visait à installer un grand nombre de capteurs sismologiques sur une zone couvrant près de 400 km2 au nord de l’Alsace. Le projet a rassemblé un grand nombre de personnes travaillant à l’EOST, au GEIE EMC Soultz ou de ES-Géothermie.
Le labEx rassemble également des domaines de compétences très variés (géochimie, géologie, géophysique). Les réunions scientifiques du « Café-Labex » me permettent de suivre l’avancée du projet industriel de Rittershoffen et aussi d’assister à des présentations sur des domaines très différents du mien.

Propos recueillis en Décembre 2014
Maximilien Lehujeur a soutenu sa thèse le 6 octobre 2015.
Il est actuellement en Post-doc à l’EOST.

26 février 2016